lundi 31 août 2026

dimanche 30 août 2026

The Green Child – Shimmering Basset

Mikey Young le preux, auréolé de ses nombreux succès avec Eddy Current ou Total Control et pris dans le flot dans ses innombrables faits de mastering, suscite à la fois ma curiosité et mon intérêt. Le gars a un talent de dingue. Il participe à plusieurs groupes, dont The Green Child qui était passé complètement sous mon radar jusqu'à ce que l'ami Lammie - Don't Buy records aux Pays-bas - me suggère le nom.

Ne te laisse pas tromper par la pochette énigmatique et pas forcément réussie, à mon goût. L'album, le second du groupe, contient plusieurs perles.



Resurrection pourrait facilement passer pour un obscur 7" des années 80, j'en ai fait l'expérience. C'est le pinacle de la face B, tout comme Tony Bandana domine la face A. Dans le genre, un des meilleurs titres depuis un certain Elephant Man des fabuleux Pleasure Leftists. 


Ma préférence parmi les trois albums de The Green Child va donc vers Shimmering Basset. Un titre énorme par face, le reste qui s'écoute avec plaisir, les ingrédients me conviennent. 

Grand bravo à Upset! The Rhythm pour la qualité et la régularité de ses sorties. On parlera bientôt de Normil Hawaiians. (Phil)








samedi 29 août 2026

Poésie Noire – The Gioconda Smile

Sur ses deux premiers disques, le son de Poésie Noire correspondait davantage à une coldwave très électronique qu'à de l'EBM foutrement belge. Comme évoqué par le passé, sur Giaconda Smile et Hum And Haw, Poesie Noire s'assoit avec Propaganda, X Mal Deutschland, Trisomie 21 et Liaisons Dangereuses. Du beau monde tout ça.


L'inspiration du groupe s'appuie sur une culture littéraire certaine, Aldous Huxley et Claude Levi-Strauss se dégagent en arrière plan. Le morceau Tristes Tropiques règne toujours sur le dance floor de la darkness.


A ma connaissance, et à celle du web, il n'existe pas de version CD ni de réédition vinyle de ce chef d'œuvre. Antler a, par contre, sorti une compilation des deux premiers albums en 1988. Le morceau Hiroshima Mon Amour n'a pas lui non plus perdu son pouvoir de remuer les foules tristes (ou pas).


Plus tard, Poésie Noire virera dans un univers plus EBM, en gardant une identité particulière et en proposant des délices comme Deja Vu sur Love Is Colder Than Death. (Phil)








mardi 25 août 2026

Milk Music – Beyond Living

Un de mes disques préférés des années 2010, j'ai encore le souvenir de lire des chroniques dithyrambiques dans les fanzines punk et post-rock. La terminologie post-punk n'avait pas encore gagné la bataille. Le disque a naturellement fini sur mon étagère dans la version du label Perennial, Olympia WA. La fantôme de Greg Sage en arrière plan, Papi Wino sur le côté de la scène, Milk Music sur ce disque propose un compromis idéal entre stoner et post-punk, en six compositions à-tomber-par-terre. Vertige !


La face A en particulier frise l'irréel. Je crois qu'à l'époque c'est le seul groupe que je voyais jouer dans la cour de The Observers, avec peut-être en Europe No Hope For The Kids, dans ce style frais et skate.

Je recommande aussi les deux albums suivants, Cruise Your Illusion et Mystic 100's, plus psychédéliques ainsi que le 3-way split LP Merchandise / Destruction Unit / Milk Music. La démo s'est vue accorder un pressage vinyle il y a quelques années, à réserver aux amateurs de sons de salle de répétition. On y trouve d'ailleurs une version primaire de No Life, à laquelle je préfère la version de l'album. (Phil)





samedi 22 août 2026

Straw Man Army – SOS

La Vida Es Un Mus annonce un nouvel album de Straw Man Army - True North, prévu avant la fin de l'année. Ça me donne l'occasion de revenir sur le disque favori de 2022 (la liste d'adorables 2022 arrivera un jour...), le second album du duo Owen Deutsch et Shiva Addanki. Les noms te sont connus, les gars gravitent dans la scène DIY new-yorkaise depuis un bail : Kaleidoscope, Deformity, aussi dans le giron Crazy Spirit, Toxic State Records, etc. Cet album SOS se démarque par un son moins agressif que le premier et une ribambelle de chansons très inspirées. Du post-punk de haute facture, classique et réinventé.



Simple Cure
There’s a simple cure for troubled dreams–memories, they come and go
But history reveals itself, like weeds that push up through the road
So why am I so busy chasing seeds I know I’ll never sow?
(Don’t think twice, go in blind, close your eyes and watch them grow)
They’ll ask us, did you work alone, you say yes and I’ll say no.

Le groupe garde des racines militantes et sociales, visibles dans les paroles. Le titre du disque résume pour eux l'état actuel du monde.


L'album se partage entre morceaux rock et ballades plus cool. J'aime cet équilibre entre les deux, le groupe a choisi une production simple qui fonctionne très bien dans tous les cas. Tu peux le vérifier avec Beware, à l'accent très british, qui arrive en fin de disque. 


Relativement récent et distribué par des gens dynamiques, le disque est encore assez facile à trouver. Comme chaque acheteur va s'empresser de garder sa copie, il pourrait devenir rare. Plus certainement, il peut devenir un classique. 
Un troisième album Earthworks est paru depuis, à écouter évidemment, comme on se calera le nouveau dans les cages dès sa sortie. (Phil)




vendredi 21 août 2026

Blaine L. Reininger – Night Air

Connu pour avoir fondé en 1977 Tuxedomoon, groupe pionnier de la scène de San Fransisco, Blaine L. Reiniger a ensuite posé ses valises en Europe, commencé une carrière solo avec l'album Broken Fingers, très Bowie (période Low), avant en 1984 de sortir un disque plus électronique, Night Air, sur le respectable label belge Les Disques Du Crépuscule. Cette longue phrase pour décrire comment passer, en sept ans, d'un post-punk angulaire à une new wave avant-garde.




Les voix de Blaine Reiniger et celle de Bowie se ressemblent, je trouve. Je ne sais pas s'ils ont eu l'occasion de se croiser. 
En studio, du beau monde : son compère Steven Brown (Tuxedomoon), Gilles Martin (Crammed Discs), Gareth Jones (ingé pour John Foxx, Depeche Mode, Fad Gadget, Ministry...), il semble que Blaine se soit occupé de tous les instruments.


Les disques de Reiniger et de Tuxedomoon en général restent accessibles, à quelques exceptions comme les versions originales de No Tears. Tout ce qu'ils ont produit dans les années 80 est à mon goût. 
Installé en Grèce, Blaine L. Reiniger continue à enregistrer et à sortir des disques. Ghost Festival est paru en 2024 sur Klanggalerie, label autrichien. Je m'aperçois en écrivant cette page qu'un autre album est sorti depuis. Le gars est habité. (Phil)





jeudi 20 août 2026

Joy Of Life – Hear The Children

Longtemps resté confidentiel, le groupe de Gary Carey reçoit enfin la reconnaissance méritée. Il suffit de constater le prix de cet album en occasion. Le savant mélange post-punk / musique industrielle somewhere entre Joy Division et Death In June y est sans doute pour quelque chose. Très anglais, les accents folk se diffusent dans une musique litanique, plus ou moins rythmée.



Le disque, comme son prédécesseur, est fondu dans un bloc de mélancolie. Noir mat, absorbe la lumière, guerrier.


Alone et Hear The Children ont été compilés en CD au siècle dernier par Hyperium. Cette version n'est plus vraiment une bonne affaire, les prix se sont également envolés. Il est grand temps de donner à ce classique une réédition. Je signe la pétition. (Phil)



mercredi 19 août 2026

Zephyr Lake – Pure Vow

Le premier album des Barcelonais de Zephyr Lake date de 2012. Il est paru sur un label associé à la scène DIY catalane, Boston Pizza Recs et se trouve en téléchargement libre. Une fois encore, la pochette ne donne pas vraiment d'indication sur le contenu. En réalité, c'est un disque peinard et mélodique. L'inspiration puisée dans les courants shoegaze façon Dinosaur Jr remplit tout le disque.




Au-delà des inflexions Mascisiennes, Zephyr Lake respire l'air frais du Pacifique et de la scène d'Olympia, WA. Si des noms comme Milk Music ou Wipers résonnent comme miel à tes oreilles, ici tu fonceras.


Certains tons de voix me font penser à Dylan et son nasillement, certes moins prononcé. J'aime cette production naturelle, presque Live. Sans être véritablement tubesque, le disque t'emmène à sa façon. 

Cet album conservé sur l'étagère, réécouté curieusement de temps à autre, se trouve encore disponible à un prix très abordable. Il n'est pas question de ne parler que des merveilles qui valent un bras ou de futures belles cotes du copain Discogs. Tu sais qu'il y a encore dans les bacs de chouettes galettes plus accessibles qui n'attendent que toi.


Le groupe a depuis sorti plusieurs EP puis un second album Feel The Flesh en 2021. Il a depuis disparu des radars, peut-être emporté par sa popularité... (Phil)




mardi 18 août 2026

Drew Schlesinger – Radar Echoes

Au pays merveilleux des archives perdues, certains font un boulot de dingue pour faire renaitre des bijoux antiques. Kernkrach, label et magasin spécialisé en Vinyl, Minimal, Synth, Wave, basé en Indüstrieland pas loin de Dortmünd, signe régulièrement des productions notables. L'album du New-Yorkais Drew Schlesinger fait partie de mes favoris.


Prépare tes hanches, ça groove sec dès le second morceau, In The Heat, killer de dancefloor. Le morceau parfait pour DJ Fantôme.

Tu pourras faire une comparaison avec tout un tas d'artistes de l'époque, Numan en tête, Iron Curtain aussi, et à New York le plus souterrain Richard Bone. Minimal, presque minéral, dansant à souhait.


What are you going to do,
What are you going to say,
When your world is old and grey,
What are you going to do tomorrow...

I know, you know,
I know, you know

Tous les enregistrements datent de 1981 et 1982. Je ne sais pas comment s'est faite la sélection des morceaux sur cet album. Je constate simplement qu'elle respire le bon goût electro et, comme d'hab', je te conseille de ne pas te contenter du streaming car un super boulot de mastering a été fait, le vinyle sonne clair et fort. Il est encore disponible à un prix abordable, ça ne devrait pas durer. Je pressens qu'il passera rapidement la barre des cent balles.



The user won't set you free. (Phil)



dimanche 16 août 2026

Ordo Rosarius Equilibrio – Make Love, And War (The Wedlock Of Roses)

Après trois albums sympathiques édités par Cold Meat Industry dans les années 90, Tomas Pettersson a fait évoluer Ordo Equilibrio vers Ordo Rosarius Equilibrio. La différence est subtile, tout comme la musique de ce groupe même si la pochette peut laisser penser le contraire.


Make Love, And War (The Wedlock Of Roses), paru en 2000,  se compare facilement au Windzeit de Forseti ou, plus près de nous, à :Of The Wand And The Moon:. Tragique, martial, prenant.

Certains morceaux du disque comme Passing Eyes In Mimer's Well s'approchent de la perfection du maitre Douglas P. La ressemblance confondante m'interpelle positivement, le clonage n'est pas stérile, j'apprécie.


La version vinyle devient rare, il te sera probablement moins couteux de te choper une version CD. C'est ce que j'ai fait. Espérons que le label-zombie revenu à la vie Cold Meat Industry réédite le backcatalogue. (Phil)




mardi 11 août 2026

The Enchanted Wood – Monster Parade

The Enchanted Wood s'inscrit dans une grande lignée Cabaret, option murder ballads. Ce second album des Rennais est réalisé en instruments acoustiques qui lui donnent un côté folk pas dégueu. 

Ça ne suffit pas à faire un bon disque, encore faut-il avoir de bonnes chansons. Point de souci : les compos signées Michel Le Faou sont excellentes. De quoi rejouer le disque encore et encore, à mon humble avis.


L'ambiance du disque me rappelle les films de Jarmush. Un peu paumé, un peu sauvage, souvent désespéré, parfois lumineux, dès le second morceau Children Of Solitude on devine le chemin.

Tu ne seras donc pas surpris d'entendre que The Enchanted Wood a participé à un ciné-concert autour du Frankenstein de James Whale (1931), avec l'emblématique Boris Karloff, incarnation définitive du personnage. Je ne sais pas s'il y a un rapport avec cette chanson Death To My Neighbour sur les querelles de voisinage.

L'album enchaine avec justesse les perles mélodiques. Elles se greffent direct dans le cerveau, comme si elles avaient toujours été là. J'ai déjà comparé ce disque, qui date déjà de 2012, à une certaine époque de Nick Cave, je pourrais ajouter aux références Rozz Williams & Gitane Demone – Dream Home Heartache et The Sterling Sisters – Hale

Une partie du groupe joue aussi dans Lonsai Maïkov, à la discographie longue comme la bras. T'y plonger devrait t'occuper toute une journée.
Je signale aussi que le disque se trouve toujours dans la boutique incroyable de Steelwork Maschine, y compris dans un bundle coolos. (Phil)





vendredi 7 août 2026

Bauhaus – The Sky's Gone Out

L'aventure Bauhaus a duré cinq ans, de 1978 à 1983, une période courte pour laisser une empreinte profonde et singulière. Bauhaus, c'est une pierre angulaire de l'esthétique goth


La discographie impeccable a déjà été abordée ici plusieurs fois : 4 albums avant 1984, les deux premiers plus bruts, les deux suivants plus sophistiqués. La suite, les reformations sont anecdotiques pour moi. 
The Sky's Gone Out, troisième dans la lignée, se révélait comme un album de "rupture" vis-à-vis de ses prédécesseurs . Il annonçait la couleur avec le choix artistique peu conventionnel d'une reprise, Third Uncle de Brian Eno, pour démarrer le disque. Il est hanté par les 70's, j'y retrouve du King Crimson façon In The Wake Of Poseidon et ses atmosphères orageuses, du Bowie façon Low, entre autres. 


Oh classic gentlemen
Say your prayers
To the wind, of prostitution
To your faces, and Rex complexes
Riddle my breast
Full of the oppressed puss

Oh gentlemen, with your fish
That you surround, all around
And you man, will always point
Your fishes, at me

But I will always exist
Because I always exist
Damn good too

The rat race begins
The fat face stings
I hold the fresh pink baby
With a smile
I slice off those rosy cheeks
Because I feel so thirsty

And Oedipus Rex complexes
...riddle my closed bloated breast


Que le groupe sonne parfois un peu trop Bowie comme sur Silent Hedges n'appelle aujourd'hui plus aucune critique, dans notre époque où le recyclage est roi. Le disque résonne somptueusement, de titres en titres, sans temps mort. 


Le morceau Spirit a été réenregistré pour l'album dans une version plus froide. Le curieux que tu es iras comparer avec la version single parue en 1982. Puis tu retourneras écouter The Sky's Gone Out en entier juste pour le plaisir. (Phil)


jeudi 6 août 2026

The Permanent Confusion – 1991 -1993 (Kicks From The Past)

Le label Brouillard Définitif a fermé ses portes en juillet 2026. Une vingtaine de productions à son actif, il a privilégié la qualité à la quantité et j'ai systématiquement chopé le moindre de leurs disques chiné au hasard d'un bac. Merci encore messieurs dames pour cette belle collection.


Cet album glané à Paris au printemps 2025 compile les meilleurs titres de The Permanent Confusion, extraits majoritairement des albums cassettes And Then, Up Tight et Cosmic Sex. A quoi t'attendre ? La première référence qui me vient à l'esprit, c'est les Sisters Of Mercy version Gary Marx. 


Musicalement, The Permanent Confusion se rapproche d'autres groupes allemands de l'époque comme Passion Noire ou In My Rosary. Ça respire l'underground cold, brasse des genres post-punk, wave minimale et folk dans une ambiance sépulcrale. En témoigne I'll Wait For You tiré de la première cassette.


Chrome (feat. Damon Edge) pourrait être une autre influence discrète de ce groupe décidément plein de surprises. Un brin de Sisters, un brin de Chrome, servi très frais avec une production artisanale et cohérente, tous les éléments existent ici pour un solide apport à l'étagère de disques. L'album, en tirage limité à 300 copies, n'a pas encore pris une cote de ouf mais je parie sur un futur prix d'occas' à plus de cent balles comme d'autres références du label devenues rares.


Signalons en plus de ce chouette album une autre compilation, nommée Inbetween The Wall éditée en CD par Musenhain Recordings, défunt label également. Le CD ne se trouve pas sous le sabot d'un cheval, je n'en ai pas vu une copie à vendre en ligne. Gageons que Kicks From The Past sera aussi bientôt un collector à l'odeur de graal. (Phil

mardi 4 août 2026

The Burning Skies Of Elysium – The Last Revolving Door

Elysium, lieu symbole de la sérénité, est aussi le patronyme de plusieurs groupes. Parmi ceux-ci, Burning Skies Of Elysium venait d'Angleterre et a produit un unique album intitulé The Last Revolving Door en 1987. Le disque est devenu rare et précieux, y compris la réédition CD. Il l'est d'autant plus si tu es fan de Comsat Angels, Asylum Party ou Eyeless In Gaza. On navigue dans la soie noire à la lumière des chandeliers. 



Le nombre de productions se limite à une poignée, toutes très chouettes. Le trio s'est malheureusement trouvé endeuillé dès 1988 par la mort du batteur Graham Mitchell. 


Titre phare de l'album pour moi, Carousel a fait l'objet d'un 12" deux titres qui reste un de leurs disques abordables. La cote à l'occasion de Burning Skies Of Elysium s'est envolée, les bonnes affaires se trouvent en marge avec les compilations CD comme par exemple Wave Ballads (Spectre) en compagnie des Stranglers, de Gary Numan et d'Anne Clark.

C'est un plaisir de fouiller à nouveau The Last Revolving Door, connu par cœur, pour sélectionner les titres favoris. Far From The Crowd permet d'atteindre l'elysium en un clin d'œil.


L'arpège gavé de chorus de Domino rappelle le son du guitare assez typique de la new wave romantique des 80's. Si on y ajoute le jeu de basse Bad Wolf, tout fan de Seventeen Seconds se doit d'écouter illico l'album en entier pour se faire un avis. Attention ! Pas d'utilisation prolongée sans avis médical.

On espère une nouvelle édition du disque ou, mieux, une intégrale. L'excellent label espagnol Dead Wax a eu la bonne idée de rééditer le EP Amonst Those Clouds complété de bonus pour un total de sept morceaux. Les singles It's All Over et One Afternoon ont subi le même traitement. Tous sont épuisés, bonne chasse ! (Phil)







dimanche 2 août 2026

J Mascis + The Fog – Free So Free

Les querelles de clocher où l'on devise des différents genres musicaux ne m'intéressent guère. Savoir si Joseph Mascis plait davantage aux corbeaux, aux pigeons, aux chauves-souris ou aux libellules a-t-il vraiment un sens ? 



Dans l'ensemble, j'aime son œuvre. Deep Wound bien sûr, Dinosaur Jr ensuite, et puis les autres groupes comme Witch. Et J Mascis + The Fog ! Très proche de Dinosaur par bien des aspects, je parle aujourd'hui d'un disque qui revient inlassablement sur la platine. Paru en 2002, il attaque avec Freedom, titre qui m'évoque le lien profond qui devrait exister entre musique et liberté, sans chapelle, sans gourou.


J'ai un peu l'impression que ce disque est passé sous les radars. Cette page veut modestement lui rendre hommage. Le pressage en vinyle parait essentiel, je réécoute le disque en streaming à l'autre bout de la France, persuadé que les mp3 ne valent pas un copeck comparés à une version physique sur du matos correct.
Tell The Truth semble égaré de Where You Been. Il fait partie des quelques morceaux pêchus sur le disque. D'autres morceaux comme Someone Said explore le monde des ballades magiques.


Le thème de la liberté transpire partout sur l'album. J'ai tendance à monter le son aux premières notes de Set Us Free. Un vieux réflexe.


Au chapitre "bonnes nouvelles (il y en a...), Cherry Red vient d'éditer un Dinosaur Jr – Live In Hollywood 1991 et un nouvel album de Dinosaur Jr parait le 28 aout 2026 sur Jagjaguwar. (Phil)