samedi 5 septembre 2026

Parade Ground – The 15th Floor

Ce disque a été composé et en partie enregistré à la fin des années 80. Il aurait dû s'agir du deuxième album de Parade Ground. Que nenni. C'est à la bonne volonté de Dirk Ivens - Klinik, Dive, Absolute Body Control - et son label Minimal Maximal qu'on doit la sortie de l'album vinyle en 2012. Le chouette label allemand Vuz, au catalogue mégadingo, s'est chargé du CD gavé de bonus.

On y trouve du Parade Ground dans le texte. EBM savamment mélodique, un peu sur le même territoire que 242 période Endless Riddance. L'album comporte un certain nombre d'étranges hits, propres à faire danser la faune.



Il me parait évident que A Day At The Park finira sur leur best-of. Le morceau revient facilement dans une playlist. D'une manière générale, The 15th Floor est moins aventureux que ceux qu'ils ont produits par la suite et plus à l'image de la compilation The Hidden Side parue en 2025 chez Dark Entries.


Je termine la sélection avec un titre qui ne figure pas sur le LP, mais qui débute le CD. Ce dernier a encore des avantages bonus. Je mettrai tous les jours Entertain Me dans un best-of de Parade Ground. Il me semble bien qu'ils l'ont joué lors du concert local récent - Merci Cilou ! (Phil)





vendredi 4 septembre 2026

Depeche Mode - Construction Time Again

Groupe originaire de l'Est de Londres, Depeche Mode rompt avec la pop des premiers albums pour incorporer ici des éléments noirs charbon. C'est d'ailleurs à mon avis plus en phase avec l'esprit du label Mute. Ce troisième album Construction Time Again montre un potentiel qui pourrait leur ouvrir des portes plus grandes encore.
 
 

Ils ont emprunté la flûte de Robert Smith (ou bien est-ce l'inverse ?) sur ce délicat morceau Shame. Le groove net et minimal frise la perfection sans faire tout un raffut.
Des traces de vieux Depeche Mode traînent encore comme dans Told You So, rengaine futuriste : Everybody Waits For Judgement Day! Depeche Mode a fini d'être sage.
 
 
Construction Time Again s'écoute en mode repeat. Je me demande comment le groupe va réussir à se surpasser à l'avenir. Le défi parait très difficile tant ce troisième opus est complet. (Phil)
 

 
 
 
 

 
 

jeudi 3 septembre 2026

Powerplant – People In The Sun

Incorporons un zeste d'Egg Punk à notre culture. Powerplant sortait en 2019 une cassette, tirage timide au départ, suivie par moult rééditions vinyles puis repressages. L'intérêt ne se démentira pas. 

Le gars Theo Zhykharyev figure tout seul à produire son mélange synth-punk sauce egg, genre pourtant mille fois exploré, mais ici rafraîchi avec classe et goût. 

Je pense pas mal à Young Governor - aka Young Guv - quand j'écoute ce disque. Fraîcheur, décontraction, morve au nez, badges au vent. De Hidden Love à True Love.

 


L'album, douze chansons, passe à la vitesse de l'éclair et s'écoute bien en mode repeat. Je cherche la faille, pas de titre faiblard - filler - sur le disque, que du doux et de l'agréable joué parfois en mode speed.


People In the Sun n'est pas une chanson sur la canicule, mais plutôt sur la différence. Enfin, c'est ce que je crois comprendre.

Note que Powerplant vient de sortir un nouvel album intitulé Bridge Of Sacrifice, qui m'a l'air plus sophistiqué. Le temps de le digérer, on en reparle. (Phil

 

mercredi 2 septembre 2026

The Weathermen – The Black Album According To The Weathermen

Les deux premiers albums du duo The Weathermen, parus en 1987 et 1988, me plaisent toujours autant. Je présente aujourd'hui le second, plus complet dans l'ensemble.

Le projet mené par le belge Jean-Marc Lederman et l'américain ex-Tuxedomoon Bruce Geduldig (aujourd'hui décédé) semble parti d'un canular farci aux fausses identités. Qualifié d'EBM comme bien des groupes belges à l'époque, The Weathermen présente de multiples facettes dans une enveloppe électronique et rythmée. Des références à Psyche ou au Ministry des débuts peuvent peut-être te mettre sur la voie.



Poison! était joué de temps en temps en boite de nuit, dans les séries intéressantes, en compagnie de Borghesia ou Killing Joke. Ça reste le highlight du disque. Le choix de deux autres titres est plus cornélien. J'aime beaucoup le quasi instrumental Tar Pit.


La discographie de The Weathermen n'a pas pris une cote de ouf, Le groupe reste méconnu et, si tu veux mon avis, largement sous-coté. Tu trouves les disques originaux à un tarif très raisonnable, aujourd'hui. Ceux qui savent les chopent, les gardent ou les filent à des amis. Tu peux capter les deux premiers évidemment, le troisième Beyond The Beyond s'écoute, Global 851 me parait dispensable et l'album de la reformation (2004) est intéressant comme peuvent l'être les Depeche Mode récents, sympas, mais loin du compte. Deeper With The Weathermen reste un bon disque, moins essentiel que le Black Album. (Phil)



mardi 1 septembre 2026

Opéra De Nuit – Opéra De Nuit

Pendant longtemps l'album cold d'Opéra De Nuit était une chimère. Je ne connais pas le nombre de copies pressées initialement. Il était distribué par New Rose, je l'ai vu une fois en magasin à côté d'un disque de Psyche. Et c'est tout. Cette première édition vinyle a disparu dans le brouillard avant d'être redécouverte bien plus tard en 2015 par une intégrale sur 2xCD. L'édition numérique, elle aussi, a bien vite disparu de la surface de la planète, au moins des bacs des disquaires. 

Fast forward 2026, Dark Entries annonce une nouvelle édition vinyle, remasterisée, la totale. Une version double LP avec des bonus, quatorze des seize titres de l'intégrale sont présents. 



Ami Amant est un faux-ami. Les morceaux d'Opéra De Nuit sont pour la plupart chantés uniquement par Erick Adrien, Valérie (.) n'apparait que sur quelques titres. N'empêche, Ami Amant avec son petit côté Jacno figure parmi les classiques de la scène française de l'époque.

Je trouve difficile de ne pas citer Martin Dupont et L'Enfance Eternelle dans les repères possibles pour situer ODN. Martin pour la partie électronique et le groove, L'Enfance pour la voix et les textes en français. Jeu damné tient encore bien la route.


L'Appel Du Froid confirme l'intérêt du groupe pour un certain esthétisme qu'on retrouve chez d'autres animateurs cold favoris comme Mary Goes Round.

Faut-il acheter la réédition Dark Entries ? Si tu as déjà l'original en vinyle et le CD, tu n'en as pas besoin, mais tu vas le faire. Sinon, à toi de voir ! (Phil)




lundi 31 août 2026

dimanche 30 août 2026

The Green Child – Shimmering Basset

Mikey Young le preux, auréolé de ses nombreux succès avec Eddy Current ou Total Control et pris dans le flot dans ses innombrables faits de mastering, suscite à la fois ma curiosité et mon intérêt. Le gars a un talent de dingue. Il participe à plusieurs groupes, dont The Green Child qui était passé complètement sous mon radar jusqu'à ce que l'ami Lammie - Don't Buy records aux Pays-bas - me suggère le nom.

Ne te laisse pas tromper par la pochette énigmatique et pas forcément réussie, à mon goût. L'album, le second du groupe, contient plusieurs perles.



Resurrection pourrait facilement passer pour un obscur 7" des années 80, j'en ai fait l'expérience. C'est le pinacle de la face B, tout comme Tony Bandana domine la face A. Dans le genre, un des meilleurs titres depuis un certain Elephant Man des fabuleux Pleasure Leftists. 


Ma préférence parmi les trois albums de The Green Child va donc vers Shimmering Basset. Un titre énorme par face, le reste qui s'écoute avec plaisir, les ingrédients me conviennent. 

Grand bravo à Upset! The Rhythm pour la qualité et la régularité de ses sorties. On parlera bientôt de Normil Hawaiians. (Phil)