En plus de sa brillante participation à The Gadgets / The The, Colin Lloyd-Tucker a posé son auguste voix sur cet album unique. Disons-le tout net, je mets cet album au panthéon du post-punk devant bien des disques plus connus de labels plus influents. La face A seule mérite l'écoute (l'achat) du disque si tu rejoues régulièrement Wire et Astronauts. La face B avec certains accents Bowie / XTC n'est pas en reste.
Plain Characters a laissé trois 7" produits entre 1977 et 1981, avant d'enchainer sur l'album Invisible Yearnings. Une discographie mince mais nous n'allons pas confondre ici qualité et quantité.
Je n'ai aucun souvenir d'avoir entendu parler de ce disque durant les années 80. C'est bien plus tard, à l'âge numérique, que cet album a pu refaire surface grâce aux blogs qui proposaient des albums à télécharger en ligne. La tendance disparait, mais chapeau à tous les érudits bénévoles !
Invisible Yearnings alterne des morceaux rythmés et plus ambiants comme ce Zero Zero venu d'une autre planète.
Quelques morceaux intègrent des composants synthétiques avec goût, Julia vient couper la face B dans un thème qui rappelle Killing Joke. Je suspecte cet album d'avoir inspiré une bonne quantité d'artistes et de disques parus après 1983.






