Ce mystérieux album paru en 1978 en Allemagne n'attire pas forcément le chaland. La pochette est moche, disons-le. Le logo invite au glam ou à des puissances gentiment hard-rock. Le disque sorti à l'âge d'or du disco entretient la confusion.
Leda n'est pas le nom de la sirène sur la pochette. En revanche, on retrouve bien un chant féminin, très envoutant. La musique elle-même est signée en grande partie par Peter Baumann de Tangerine Dream. Dépassé l'habillage, Leda se pose là. Le mélange de musique progressive et minimale rappelle à la fois Kraftwerk et Laurie Anderson. La modernité du truc me laisse sur le cul.
Je ne suis pas le seul à m'être aperçu de la beauté, le disque a finalement été réédité trente ans plus tard, en 2011. Il fait aujourd'hui partie des classiques secrets de la minimal wave. L'album est parsemé d'instrumentaux comme Space Ride.
Il aborde aussi des thématiques très en vogue à l'époque comme le future. Alors, entre Future et No Future, à toi de choisir.
Une paire de morceaux plus pop, pas forcément rédhibitoires, sillonnent le disque. L'ancêtre mérite un peu d'attention et une petite place dans la collection P&C. (Phil)






