Dans la série des disques-prêtés-jamais-revus, j'ai une pensée émue pour l'album éponyme de Liaisons Dangereuses. Le temps a passé et j'ai retrouvé cette semaine exactement la même copie.
Le trio n'a pas produit énormément en quantité mais son influence s'est vérifiée au fil d'interviews d'autres musiciens. En 1981, l'album préfigure un son froid, mécanique, poétique, à la fois minimal et puissant. El señor Haas poursuivra son chemin chez Deutsch Amerikanische Freundschaft. Le chanteur Krishna Goineau a multiplié les aventures musicales et se produit encore aujourd'hui. Beate Bartel a fondé un groupe de nanas, Matador, qui a fait trois albums. Leurs carrières solo montrent qu'ils avaient des aspirations différentes, c'est peut-être ce qui rend leur musique si riche.
Roadrunner avait édité cet album pour le Bénélux. Plus tard j'ai chopé des disques bien différents sur ce label. J'aurais aimé voir Liaisons Dangereuses au Dynamo fest !
La scène techno, en particulier celle de Detroit, a pu s'inspirer des morceaux déjantés du disque comme El Macho Y La Nena. Le thème au synthé semble extrait d'une production Underground Resistance ou Warp.
Réécouté attentivement au casque, en 2026, le disque n'a pas pris une ride. Pas comme moi. (Phil)






