mardi 27 octobre 2026

Orchestral Manoeuvres In The Dark – Dazzle Ships

Le quatrième album d'OMD se distingue des précédents par une approche plus excentrique tout en restant attaché à la musique électronique dansante. Il ne s'adresse sans doute pas au fan d'OMD qui chérit son Best Of  à côté de celui des Spice Girls. C'est un disque plus intello. Déjà, la pochette signée Peter Saville donne le ton. Vous voulez de l'art ? vous allez en avoir.

La presse, de manière générale, l'avait accueilli glacialement. Aujourd'hui, l'accessibilité numérique permet de se pencher à nouveau sur un album au message imperméable à l'époque pour le grand public. En tout point passionnant, il était en 1983 sans doute "trop barré" pour la base et déjà étiqueté "commercial" pour les initiés.


Le disque contient aussi son tube, Telegraph, dont les premières maquettes remontent à 1981. C'est peut-être le titre qui a sauvé l'album d'un désastre commercial annoncé. Ça m'amuse de noter maintenant qu'il dénote presque par rapport au reste du disque.


OMD aurait pu la jouer pop sur la lancée d'Architecture & Morality mais le duo a flairé le piège. Le résultat, parfois bancal, leur permet de garder une légitimité d'artiste non-commercial, en tous cas pas uniquement concerné par le nombre de disques vendus. 

Pour une fois, je te présente un truc qui se trouve facile et à pas cher. J'imagine que ses formes les plus originales, les pressages de 1983, finiront par être les plus recherchées. (Phil)



 

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