samedi 3 octobre 2026

Lower Synth Dept. – Plaster Mould

Sebastian Hartwig, le cerveau derrière Lower Synth Dept., aime les synthétiseurs et les années 80. Ça nous fait un point commun. Sur le premier album Plaster Mould, il nous renvoie back in time dans un univers futuriste. Cherchez l'erreur. 

Le disque montre des racines germaniques comme s'il avait été conçu pour s'écouter sur l'autobahn. Robotique, rythmé, il bénéficie d'une production magnifique qui s'apprécie plein gaz. Des influences anglaises s'entendent également, Numan, Cabaret Voltaire, entre autres. 

Paru en 2012, il s'impose comme une pièce remarquable de la musique électronique de cette période. A jouer juste après l'album de Goldendust.   


 

L'album démarre avec un instrumental, possible générique pour toutes les émissions de synth minimal dans toutes les radios, même si je trouve l'appellation minimal un peu galvaudée pour une musique si riche en arrangements.


Sebastian Hartwig a produit un second disque de Lower Synth Dept. en 2018, Deep Within The Frame. Il avait auparavant réalisé Les Sirènes Débrouillardes, un duo électronique à la production impeccable. Les différents disques méritent une écoute au casque pour constater le travail magistral sur le son. Ils commencent à être chauds à trouver, n'ayant jamais été réédités. (Phil) 

 


 

 

 

 

vendredi 2 octobre 2026

Telex – Looking For Saint Tropez

Une fine blague belge dérivant en succès spectaculaire, Telex était un groupe qui ne se prenait pas au sérieux, mais composait de sérieux tubes. Avec le recul je m’aperçois que je connais la moitié des morceaux de cet album parce qu’ils étaient joués dans des médias grand public.

Telex dépasse le cadre de la parodie. Les compos m'intéressent davantage que les quelques reprises marrantes qu’ils ont pu faire. La production n’a rien à envier aux joyaux de la synth-pop. Certes les sons disco peuvent irriter les oreilles sensibles, qu’elles retournent écouter Nurse With Wound et nous laisse danser tranquille.

Le son du trio me rappelle Gainsbourg sur Love On The Beat, Klaus Nomi et Eartha Kitt sur Where Is My Man : à la limite des variétés, plutôt pop et électronique, d’une redoutable modernité dans sa propension à recycler pour rendre plus cool encore.


Le disque tient-il encore la route ? oui, si on supporte les reprises qui le traversent, Ça Plane Pour Moi, Rock Around The Clock, Twist A Saint Tropez. Dans le genre varié, aussi…

Dans les anecdotes croustillantes, la participation à l'Eurovision avec l'objectif de finir dernier, check. Le groupe tenait à sa formule dérisoire. Par contre ils ne se produisaient pas sur scène et, sans hit majeur sur les albums suivants, a fini par sombrer dans l'oubli, jusqu'à ce qu'il soit à son tour recyclé par les précurseurs de la techno. Éternel recommencement. (Phil)