Les liens Napalm Beach / Wipers remontent au début des années 80 : tous deux issus de la scène de Portland, ils partageaient le batteur Sam Henry et les premières démos de Napalm Beach sont parues sur Trap, le label de Greg Sage. Ce disque éponyme, troisième album studio du groupe est lui paru sur Terminus prod., qui n'a rien sorti d'autre.
Point de cold wave ici, le groupe joue rock n' roll, une incarnation west coast du deathrock. Le parfum de garage blues embaume tout le disque, guitare en avant. Il était à l'époque, en 1985, leur premier LP, le reste de la discographie se vendait alors confidentiellement. Tu noteras que le nom est différent entre la version cassette, intitulée Teen Dream, et le vinyle, sans titre. L'ordre des titres diffère aussi.
Teen Dream démarre la cassette, c'est mon morceau préféré sur l'album qui est une parfaite porte d'entrée sur l’univers Napalm Beach. Le groupe a trouvé son public en Europe, en Allemagne et en Grèce. De fins connaisseurs ceux-là... Les Misfits et les Swingin' Neckbreakers font aussi partie du voyage.
La suite des aventures, en particulier les trois albums produits en 1988 et 1989, Liquid Love, Moving To And Fro et Fire Air And Water, valent également le coup d'oreille. Ils sont parsemés de bijoux à la fois bruts et délicats. De quoi donner à Napalm Beach un statut culte pour ceux qui ont eu la curiosité de s'y intéresser. Aucun de leurs disques n'a eu les faveurs de gros distributeurs. Les disques, peu ou pas réédités, commencent à choper une cote élevée. (Phil)

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