Se prononce Hate Rock, mais n'a rien à voir avec Neglect ou un truc du genre Flag Of Democracy. Ce duo puis trio puis duo jouerait plutôt une sorte de wave limite minimal trip hop dans la cour des filles tristes. Par moment ça pourrait presque ressembler à une musique de pub pour un parfum chicos, comme on entend parfois des morceaux de DJ Shadow dans des émissions de sport. La rançon du talent.
Helta Skelta (Perth, Oz)
Sur son second album Beyond The Black Stump, Helta Skelta a perdu du poil de la bête pour gagner semble-t-il en cynisme et en profondeur. Parmi la myriade d'albums superbes parus sur le label canadien Deranged records, il ne fait pas tâche. Certains riffs me rappellent quelques vieux groupes Oz comme ACDC ou Rose Tattoo, ou des trucs plus récents comme Bits Of Shit, dans une sauce Wire. De quoi danser jusqu'au bout de la nuit.
Ill Winds (Sidney, Camberra, Berlin)
Rien qu'une cassette à l'actif de ces Australiens installés en Allemagne, mais elle vaut le détour et j'espère qu'elle aura une petite sœur. Ill Winds est peut-être le groupe Oz qui se rapproche le plus de Total Control, pour te donner une idée plus précise. A ne pas rater.
Autre groupe qui trempe les arpions dans le vintage. Et même, de plus en plus. Sont comme aspirés, ou bien ? Sur leur troisième album, je les trouve assez proches des fabuleux A Frames et de leur post-punk tendu, presque noise. Je souligne que ce disque est paru à l'origine sur Bruit Direct, label de Paris, avant d'être réédité en 2016 par Hozac.
Lakes (Melbourne, Oz)
L'heure de la messe a sonné. Prenez vos missels à la page 12 et reprenez en chœur "Lame de l'hiver". Lakes est un groupe majeur de l'univers P&C, un ponte du neofolk de maintenant.
Piégé dans une série de listes en tous genres, le cerveau submergé de flashs, je me vois obligé de mettre un terme à mes recherches, histoire de souffler et de reprendre une vie normale. La nouvelle livrée nous emmène en Australie, où une chiée de groupes m'a caressé les tympans, et pas que, ces dernières années. Point de hardcore cette fois encore, some different vibe. Je m'en suis tenu au post-punk garage noise wave de la darkness et plus si affinités. Vingt-cinq groupes en tout, cinq par cinq.
Cobwebbs (Brisbane, Oz)
J'ai découvert Cobwebbs par hasard sur leur bandcamp, leur surfing shoegaze sur l'album All Around m'a bien plu, au point de commander direct le disque aux antipodes. The Jesus And Mary Chain fait une bonne référence. Pour les situer plus finement, ils font une chouette paire avec Far-Out Fangtooth. Ils ont sorti deux autres albums depuis celui-ci. Love love love!
Constant Mongrel (Melbourne, Oz)
Deux albums ancrés dans une tradition très british, on les croirait enregistré en 1979, ou presque. Constant Mongrel joue du côté le plus rugueux de l'éponge, celui qui gratte vraiment. Bon, c'est aussi celui qui s'use le plus vite. Récemment, le groupe n'a produit qu'un EP il y a deux ans. Plus de nouvelle depuis.
Cuntz (Melbourne, Oz)
Groupe un peu barré qui a des penchants Flipper, voire Black Flag par moment, mais sans jamais verser dans le hardcore définitif, il (elles) ne reste jamais trop loin d'une ligne noise. Si des labels comme SST ou Touch&Go te parlent, les Cuntz ont une surprise pour toi. Les trois albums se valent, je balance un morceau du dernier album pour l'exemple.
Death Church (Sydney, Oz)
Pas encore d'albums pour Death Church, mais plusieurs flexis dont je suis bien fan et qui valent ensemble pour un album. D'ailleurs j'en profite pour lancer un appel aux labels qui lisent cette feuille : une compilation serait bienvenue. J'aime l'esthétique des pochettes, j'aime aussi la référence aux géniaux Rudimentari Peni, même si la musique a plus à voir avec du death rock. Anasazi someone?
Gold Class (Melbourne, Oz)
On a déjà parlé de Gold Class et de cet album sur P&C, rayon des trucs 2015 qu'on avait raté et qui fallait pas. Deuxième couche ici même, reblabla les Smiths Merchandise tout ça. Une perle venue de la barrière de corail.
The Sisters
Of Mercy – First And Last And Always (1985)
Cet album fut un aboutissement après de très nombreux EP
regroupés sur la compilation Some Girls Wander By Mistake. Toujours un repère
dans le paysage, malgré la personnalité guère sympathique du sieur Eldritch,
les deux premiers albums des Sisters sont tout aussi indispensables que les
cinq premiers Cure ou les six premiers Sabbath.
Autre tuerie absolue, autre moment de grâce, clivants, mais
suprêmes, les Smiths. Les chouchous des Teddy’s ont enchaînés hits et tournées
au milieu des années 80. Le groupe, avec le nouveau king Morrissey imposant son
charisme et son phrasé, Andy Rourke, Mike Joyce, Johnny Marr, possédait le
surplus de personnalité pour marquer définitivement son empreinte. Je ne m’en
suis toujours pas remis.
The The – Soul Mining (1983)
Ce disque commence paisiblement façon Peter Gabriel qui
aurait voulu faire du post-punk. Et puis il emprunte les rues pavées avant lui
par Joe Jackson, les accents jazz en moins. Je n’aime pas toute la discographie
de The The, loin de là, mais ce premier album reste accroché à mes bacs depuis
quasiment sa sortie. Et il a toute sa place dans une liste de la second wave.
Trisomie 21 – Chapter IV – Le Je-Ne-Sais-Quoi Et Le Presque
Rien (1986)
Cette part 5 distribue les pains, y’a du gros level.
Disque qui ne souffre point l’usure du temps, Le
Je-Ne-Sais-Quoi vit sa vie d’album peu connu hors de France et de Belgique, joyau
local, comme un vin rare. Pourtant les connoisseurs du monde entier réalisent
la valeur de la bête et gardent jalousement leur copie, que ce soit la première
version ou la seconde, remixée légèrement. Quand la darkwave s’attaque aux
neurones, c’est qu’elle est vraiment puissante.
Urban
Guerrillas – Darwin's Theory Of Pelvic Revolution (1983)
Une perle cachée sous une pochette à l’aspect DIY, ce
premier album d’Urban Guerillas utilise un son assez classique, rock 50’s
parfois, pas loin de The Fall ou Pere Ubu. Les compos tiennent carrément la
route et me font gigoter les guibolles. C’est un mystère que ce disque n’ait pas
encore un statut culte. Paru à Minneapolis, il n’a jamais été réédité. Le second
album vaut également le coup d’oreille.
Venus In
Furs – Platonic Love & Other Stories (1984)
De la belle new wave que voilà. Venus In Furs sur son
premier album rend peut-être hommage au Velvet Underground, mais je le vois
plutôt traversant la galaxie Gary Numan dans un vaisseau spatial Korg. Il y a
un grand nombre de super morceaux sur ce disque, j’opte pour la chanson qui lui
donne son titre, qui se mariera très bien avec du Eyeless In Gaza, The
Chameleons ou The Sound.
Vietnam – Vietnam (1985)
Pas tout à fait un album, mais soyons souple avec nous même,
évitons les nœuds au cerveau, d’autant que ce disque est l’œuvre unique d’un
groupe rare. Parce que Néo-zélandais et très peu distribué ici-bas, il a fallu
attendre l’âge cyber machin truc pour accéder à cette belle miouzik. Post-punk
assez classique lignée Gang Of Four, Opposition, Cure, ce Vietnam pose cinq
délicates chansons sur la version originale. La réédition récente propose trois
inédits que je sais pas d’où qu’ils sortent.
Violent
Femmes – Violent Femmes (1983)
Les Violent Femmes m’ont largué après Why Do Birds Sing? et notre
histoire n’est pas allée plus loin. Elle avait pourtant bien commencé avec cet
immense album éponyme et son intro culte de Blister In The Sun. Luxuriance folk
bizarre assumée, post-bidule jouissive, ils auront inspiré d’autres magiciens
comme Dog Faced Hermans.
The
Wolfgang Press – Standing Up Straight (1986)
Une sorte de super groupe, Wolfgang Press. composé de membres de
Rema Rema, de In Camera et de Mass, deux illustres groupes brittons entre
darkwave et post-punk. J’ai choisi
arbitrairement ce disque parce qu’il me permet de parler de tous les autres, tout
ce beau monde ayant été publié par 4AD et certains étant réédité par le très
bon label français Desire records.
X Mal
Deutschland – Tocsin (1984)
Rab de 4AD pour finir cette liste de 50 galettes aphrodisiaques. On a déjà causé de X Mal Deutschland dans ce blog, je vais donc éviter la redite
et envoyer une dernière salve magnifique avec Tag Für Tag. Miséricorde.
voir aussi http://pigeonsetcorbeaux.blogspot.fr/2016/04/x-mal-deutschland-tocsin.html
Quoi ? Tu ne connais pas Solid Space ? Rien d’étonnant, il
serait grand temps qu’un label sérieux se penche sur le cas de cet album
génial, sorti uniquement en cassette en 1982 et dupliqué sauvagement depuis. Si
des noms comme Max Guld, Desperate Bicycles, Astronauts te parlent, il est
probable que Solid Space va te le faire, grave.
Sonic Youth
– Confusion Is Sex (1983)
Les débuts de Sonic Youth remontent aux années 80. Les premiers
disques piquent un peu, esprit no wave pas très loin, mais dès Confusion Is
Sex, il y a la petite étincelle qui fait la différence et te fait revenir.
Ont-ils voulu écrire une suite à The Ascension de Glenn Branca ? je ne
saurais dire, mais des similitudes existent, ne serait-ce que dans les envolées
bruitistes.
J’ai un peu lâché l’affaire
Sonic Youth à Washing Machine, mais tout ce qu’ils ont fait avant est boulette.
Talk Talk –
The Colour Of Spring (1986)
Contrairement à ce que laisse penser le titre, The Colour Of
Spring est un disque sombre, aussi bien dans sa musique que dans ses textes, et
n'a rien à envier aux autres ambianceurs sordides des années 80. Juste un feeling
différent. Je ne sais pas si les gars de Radiohead se sont gavés de Talk Talk
dans leur jeunesse, mais je n'en serais pas surpris.
Je vais encore être emmerdé pour choisir un morceau parmi une
collection de tubes. Peut-être vais-je faire simple et envoyer un bon Mad World
des familles, rappeler au peuple la force de la beauté. Dire que c’est même pas
Orzabal qui chante sur ce titre… mais au
moins il danse.
Même si le premier album éponyme est largement le plus
connu, les autres disques des B-52’s balancent leur garage wave sautillant avec
tout l’entrain du monde. Et aussi quelques instants plus calmes, pas dégueux. Je
me suis fixé (pas en vrai) sur Whammy ! et son tube Legal Tender qui a dû
être au moins 192ème au Top 50 en France. Avec Wall Of Voodoo, deux
groupes ricains énormes, à consommer sur place ou à emporter.
The
Chameleons – What Does Anything Mean? Basically (1985)
Je suis frappé de la modernité des Chameleons, qui avaient
là plusieurs coups d’avance sur tout le monde, y compris les Cure qui ne les
ont copiés que plus tard, sur Disintegration. Les synthés planants mêlés aux
riffs tranchants, à part Comsat Angels, je ne vois pas qui à l’époque a fait ça
aussi bien. Pas vraiment un groupe de singles, les albums sont plutôt à
envisager dans leur ensemble.
The Clean –
Odditties (1983)
Autre album qui a longtemps attendu un pressage vinyle,
celui-ci vient de Nouvelle-Zélande et je n’en avais jamais entendu parler avant
que 540 ne le réédite en 2012. J’aurais pourtant juré qu’ils étaient Anglais,
vu l’étrange ressemblance avec The Jesus And Mary Chain et Wire. Le groupe a
une discographie impressionnante sur laquelle je n’ai pas encore pris la peine
de me pencher. Dès que j’aurais cinq minutes...
The Cult – Dreamtime (1984)
Oh ! Comme j’ai dansé sur ce truc. Je reste grand fan
de Cult, malgré le côté hard rock un peu ridicule par moment. Les cinq albums
jusqu’à Ceremony valent le coup, il y a sur chacun d’eux plusieurs morceaux qui
déchirent comme du goth rock doit déchirer : profondeur, mélodie, mosh.
The Essence
– Purity (1985)
Un des groupes de cette liste que j’ai pu voir à Reims. Le timbre
de voix de Hans Diener, très proche de celui de Robert Smith, en faisait une
sorte de clone marrant, mais la musique elle ne faisait pas rire. Les compos
sont mortelles. Cet album n’a pas pris une ride et je le joue encore de temps
en temps. Il est possible que tu aies un flashback en entendant ça.
The Jesus
And Mary Chain – Psychocandy (1985)
Un des groupes de cette liste qui a joué à Reims et que j’ai
raté. Non mais quel con ! Je m’en mors encore les castagnettes. Je suis
fan des deux premiers albums et de la compilation de singles et de b-sides.
Automatic ne m’avait pas causé plus que ça à l’époque, mais il faudra bien que
je remette les feuilles dessus, un jour.
Inside Out, le morceau que je préfère de Martin Dupont, est
paru sur Hot Paradox en 1987. Il ne sera donc pas dans cette liste, mais que ça
ne t’empêche pas d’aller l’écouter.
Les trois albums de Martin Dupont sont inégaux, mais
comportent tous leurs instants de bravoure. Remercions encore Infrastition pour
ces chouettes rééditions CD, en attendant de vrais vinyles tous frais, car les
trois albums ont leur place dans une discothèque P&C.
Max Guld –
For Enden Af Corridoren (1985)
Album minimal bricolé au Danemark et paru à l’origine
uniquement en cassette, il aura fallu une réédition vinylique pour que je
puisse y coller mes oreilles avec bonheur. Ce disque est une petite merveille
de fraîcheur, avec ses petits moments tendus, ces mélodies bien senties et
parfaitement mémorisables.
Y’a-t-il plus emblématique du deathrock que les
Misfits ? Aussi dansant que les B52’s, la banane plutôt que la choucroute.
Affaire de goût. C’est toujours un vrai plaisir de mettre ce disque, qui est
inusable, rempli ras la gueule de hits sauvages que même les Cramps ont dû leur
envier. Je reste un fan absolu du sieur Danzig, qui a réalisé tellement de bons
trucs, y compris en solo.
New Model
Army – No Rest For The Wicked (1985)
De Vengeance à Impurity, New Model Army a sorti une série
d’albums tout à fait réjouissants. Leur son, moitié deathrock, moitié
post-punk, avec une touche folk apportée par la voix de Justin Sullivan,
demeure assez inimitable. Mon morceau favori, Get Me Out, est paru après 1986.
J’ai donc choisi le second album pour ce Young, Gifted & Skint qui pulse
presque rockab’.
New Order –
Power Corruption & Lies (1983)
OK, je triche un peu puisque Joy Division était déjà dans la
liste 79-82, mais finalement New Order est un autre groupe. Je les trouve très
proche de Cure sur ce second album. Il faut dire qu’ils se sont bien
mutuellement inspirés. Ou bien était-ce l’air du temps ? Bref. New Order
ce n’est pas que Substance, ce n’est pas que de la dance, mais aussi du bon
vieux post-punk, intemporel.
Nolla Nolla Nolla – Nolla Nolla Nolla (1984)
Je suis grand fan de musique finlandaise en général, j’aime
le phrasé de la langue et la décontraction du peuple. Quand le sieur Hervé m’a
copié ce disque et que je l’ai écouté, je suis tombé de ma chaise. Nolla Nolla
Nolla t’embarque pour une virée dans un corbillard au milieu des champs et des
lacs, tu manques mourir trois ou quatre fois et ça se termine dans un grand
éclat de rire. Autant te dire que j’avais sauté direct sur la réédition parue
chez Svart il y a quelques temps, l'original étant hors de prix.
Poésie Noire – The Gioconda Smile (1985)
Des princes de l’underground belge, favoris du vendeur de
Vitamine C qui distribuait tant de bons disques à Reims, il ne me reste que la
compilation CD. Elle contient ce premier album, que j’ai creusé jusqu’à plus
soif. Il est plein d’une darkwave minimale et originale, qui me rappelle
Propaganda et X Mal Deutchland. Il faudra que je trouve une copie correcte de
tous leurs disques.
Propaganda - A Secret Wish (1985)
Là, je vais défendre un disque légèrement mainstream, mais
qui vaut mieux qu’une première place au Top 50. A Secret Wish est un disque
complet, plus à mettre en lien avec Visage ou Human League qu’avec Madonna ou
Wham !
Cet excellent groupe canadien est resté dans l’ombre de
géants comme Soft Cell ou les Sparks. Ils ont pourtant un son à part et une
grande qualité de composition. Leur a peut-être manqué un tube interplanétaire.
Il reste un classique chez P&C, en particulier les deux premiers albums,
parus chez New Rose en France.
Après avoir commencé comme un groupe hardcore punk, de très
bonne facture d’ailleurs, les Polonais de Siekiera ont refroidi leur son et
sorti cet OVNI en 1986. L’album est resté confidentiel à l’Ouest jusque l’avènement
du peer to peer et l’on peut aujourd’hui complètement en profiter.
D’ailleurs, il y a énormément de choses à découvrir dans la
musique des 80’s des pays de l’Est, en particulier donc en Pologne et dans l’ex-Yougoslavie.
Five Or Six
– Cántame Esa Canción Que Dice, Yeah, Yeah, Yeah (1982)
Après quelques EP sur Cherry Red au début des années 80, c’est
finalement sur Edigsa, un label catalan, que sortira le premier album de Five
Or Six. Totalement post-punk, Cántame Esa Canción aura un petit frère la même
année. Le groupe fera même un split avec Gang Of Four avant de se séparer. Un peu
méconnu, il mérite pourtant tout à fait le détour.
Front 242 – No Comment (1984)
Groupe phare de l’Electronic Body Music, les belges 242 ont
mis un grand nombre de hits en boite. Sur ce second album, ils ont fait
chauffer le sampler, le chant est beaucoup plus désincarné que sur le premier
album Geography. Prémices de la techno et de la révolution cyber du temps des
tubes cathodiques et du Top 50.
Groupe découvert récemment via le label espagnol BFE qui
prévoit une réédition du premier album Leading Stolen Horses cette année, je me suis vite fait happer par le
post-punk simple et dépouillé de Glorious Din. Leurs deux albums sont restés
confidentiels pendant des années semble-t-il, produits en tirage limité, ce qui
est assez surprenant pour un groupe ricain de cette qualité. Jamais trop tard…
Guerre Froide – Archives (1985)
Il y a quelques groupes de l’hexagone dans la liste. Pas par
esprit franchouille, mais parce que des disques remarquables sont parus ici
entre 82 et 86.
Guerre Froide rime avec minimal, rebelle et réaliste. Et s’il
fallait un disque ou une cassette pour expliciter le terme cold wave, je crois
bien que j’utiliserais Archives, dont on a déjà parlé dans ce blog.
On connait surtout Head Of David comme un groupe
pré-Godflesh. L’ami Romain m’ayant filé ce LP il y a peu, je l’ai remis pour
vérifier le vieux souvenir que j’en avais. Bien m’en a pris. Le disque suinte
le deathrock indus, avec un groove sale presque bluesy. Parfait pour des danses
inventées.
Holy Toy –
Panzer And Rabbits (1984)
Généralement étiqueté indus, ce groupe norvégien devrait
plaire en priorité aux amateurs de neofolk, éventuellement aux aventureux
Neubauten. Holy Toy est à nouveau actif et leurs deux albums récents
font partie des trucs que je dois prochainement disséquer.
Japan – Oil On Canvas (1983)
Oil On Canvas est le seul album de Japan paru entre 82 et
86. Le choix est donc vite fait. Bien sûr toute la discographie de Japan est à
connaitre par cœur, ainsi que celle de chacun des membres du groupe. Japan vaut
largement mieux que l’étiquette néo-romantique mainstream qu’on leur a collée. Ils
naviguent à mon avis plus près des côtes darkwave, sauf qu’ils ont piqué un
yacht et sont sapés en dandy.
Kas Product – Try Out (1982)
Si la discographie de Kas Product est inégale à mon goût, le
duo a toutefois sorti des perles énormes et, un peu comme Martin Dupont, ils
chipent leur place dans cette liste avec juste quelques très bons morceaux.
Kirlian
Camera – It Doesn't Matter, Now (1983)
J’aime beaucoup les débuts de ce groupe italien. Leur discographie
est immense et continue même encore aujourd’hui, malgré les controverses. Je
les ai mis eux dans la liste, à la place de Cassandra Complex, histoire de
densifier la présence internationale et de saluer la grande qualité de la scène
italienne passée et actuelle.
Kissing The Pink – Naked (1983)
J’avais complètement oublié l’existence de ce groupe jusqu’à
une période récente où Elodie m’a fait réécouté The Last Film. Ce morceau avait
été un hit de folie à l’époque, en tous cas dans ma mémoire. Je ne connaissais
point l’album, premier du groupe. Il se tient, mariant subtilement hip-hop et
black metal (je déconne, c’est juste pas possible, ça). Naked sonne comme un bon
disque de synth-pop, avec quelques tubes. Roulez jeunesse.