mercredi 23 janvier 2019

Fall Of Saigon ‎– Fall Of Saigon

Le seul et unique disque studio de Fall Of Saigon est paru en 1983 sur le label du fanzine Atem, connu pour ses albums de Art Zoyd. On y découvrait le dénommé Pascal Comelade qui commençait sa carrière dans la musique.


Fraîcheur minimale des synthés, pop suave alternant chants féminins et masculins, la Chute De Saigon fait doucement taper le pied et hocher la tête. Bien qu'il ne comporte que six titres, le disque est incontournable avec ses classiques instantanés qui n'ont pas pris le début d'une ride.


Épuise depuis belle lurette, il a d'abord été réédité à l'identique par Dark Entries en 2013, puis dans sa version compilation par les copains de Replica (la Face Cachée) à Metz. Car il faut s'y faire, il ne reste presque rien de cette météore française, si ce n'est une trace dans le panthéon à côté de Taxi Girl, Jacno, Asylum Party... la compilation offre en plus des six titres studio quelques échos live et de la démo. Intéressant, mais rien de comparable avec l'émotion du mini-album.



Après réflexion, ce disque avait sans doute sa place dans notre sélection 1982-1986. Comme tu me le demandes gentiment, je te remets les liens. (Ph)

lundi 7 janvier 2019

2018 remarquables

La suite du classement pour arriver à un Top 50... 

27 - Delphine Coma ‎– Leaving The Scene (Swiss Dark Nights)


Découvert juste après la mise en ligne de la liste des adorables, ce CD aurait eu largement sa place dans le Top 10. Merci Mr Cantrell @ Stereo Embers magazine !
Qu'un album, américain de surcroît, aussi bon ne soit édité qu'en format CD, en Europe, m'afflige et me consterne. Peut-être la longueur de l'engin, plus de cinquante minutes, en a refroidi quelques uns ? je ne saurais dire. M'a pas refroidi. Plutôt le contraire. Le fantome d'Eldricht plane dès les premières secondes, mais la musique est plus riche qu'une simple resucée de goth rock. I want more. Je te mets un titre, mais tout le disque vaut le détour.



28 - Semiotics Department Of Heteronyms ‎– Semiotics Department Of Heteronyms (Avant!)


Bien rares sont les années où il n'y a pas un seul disque de chez Avant! dans la liste annuelle P&C, celle-ci ne fera pas exception. Il y a même un second album plus loin dans la liste.
Le disque du duo catalan est rempli au taquet de petits moments sympathiques et cache quelques tubes dark night. Sobre et délicat.


29 -  Night Thoughts ‎– The Complaint (Funeral Party)


Funeral Party, autre label habitué de ce blog, a eu la bonne idée de publier en mai les morceaux de la démo de l'an passé. Brillante initiative pour mézigue, amateur de Blessure Grave en manque depuis plusieurs années. The Complaint fait parfaitement l'affaire pour combler ce vide. On me dit dans l'oreillette que des membres de Chain Of Flowers ont participé au projet. Le pressage vinyle limité à 100 copies devrait pas durer 1000 ans... Cinq titres nets et sans bavures !



30 -  Iv/An ‎– Comforts Of The Future (Tonn)


Très belle affaire que ce second album de Iv/An, alias Ivan Antunović, je suis sous la charme d'un disque calme et délicat, pas sans rappeler les Argentins de Rosalux. Le monsieur chante très bien, sa voix est superbement mixée et la production du disque fait penser aux meilleurs de Xiu Xiu ou de John Maus. Les chansons ne sont pas spécialement calibrées radio, au contraire, elles sont pleines de surprises et l'album se glisse petit à petit. J'ai envie de dire qu'il se regarde autant qu'il s'écoute.



31 -  The Thirst ‎– 200 Years Full Of Tears (DIY)


Tu évalues qu'une année a été plutôt sympathique quand tu dépasses le numéro 30 de la liste et que tu es toujours dans l'excellent.
Ce groupe de Dallas, révélé seulement récemment aux oreilles P&C, a délivré en format dématérialisé deux albums en juillet 2018. C'est à peu près tout ce que j'ai comme info. Pour le reste, la music do le talking. Avoir un penchant pour les musiques industrielles peut s'avérer un plus pour apprécier cet album. Il pique un peu, parfois, à la manière d'un Psyche ou d'un Parade Ground. C'est tout joli mystique, je me verrai bien le poser sur une vraie platine et l'écouter dans un autre format que des mp3.



32 -  Diesein ‎– Songs About Sally (No Emb Blanc)



Laslo Antal est déjà connu pour ses disques avec Sixth June, en particulier le superbe Everytime paru en 2010 et depuis bien longtemps épuisé. Ce n'est donc pas une surprise de constater à l'écoute de cet album que le gars a du talent à revendre. Si tu kiffes ton John Foxx, ton Gary Numan, ton Drab Majesty, Diesein propose quelque chose pour toi, romantique, électronique, magnifique.



33 -  Silent Servant ‎– Shadows Of Death And Desire (Hospital)


Après une flopée de maxis estampillés Techno, Juan Mendez a enrichi sa mixture avec des sons cold qui donnent à son projet Silent Servant des allures EBM. On se croirait en Belgique à la fin des années 80. Fumigènes ! L'album possède une cinématique puissante, très peu de voix, ça s'écoute ou ça se danse en fonction de l'heure et de l'endroit. J'adore ce morceau Damage.



34 -  AM ‎– Killing Is Lust (Oráculo)


Plein de bonnes choses à se mettre en cages sur ce chouette label espagnol, qui a eu la bonne idée de presser le maxi digital de Allied Mastercomputer en vinyle. On en avait parlé l'an passé, déjà. Le disque tient la route, il passe un peu vite, 4 titres seulement. Allez, avoue que 242 te manque...



35 - Blind Seagull ‎– Pressure (Detriti)

 

J'ai pu écouter pas mal de trucs cold en provenance de Russie cette année, le grand vortex numérique permet l'accès à des domaines auparavant secrets. Dans le lot, Blind Seagull se détache. Ils viennent de Kaliningrad, enclave russe entre Pologne et Lituanie, la partie la plus occidentale de la Russie. Peu importe. Leur musique sonne très américaine, quelque part entre Sextile et Soft Kill. Ils ont déjà au moins cinq albums, tous parus uniquement en cassette.



 36 - The Native Cats ‎– John Sharp Toro (R.I.P Society) 



Le duo australien revient avec un quatrième album farci aux années 80. On pense Magazine, The Three Johns, Birthday Party. Ils ont pour eux une certaine originalité, un son spécial, souvent minimal et axé basse et voix.



37 - Sex Park ‎– Atrium (Vacant Decade, Phage Tapes)



Sex Park pourrait être la suite de Lunch tant les deux groupes, originaires de la même ville Portland, se ressemblent. L’album de Sex Park présente deux faces assez différentes, j’aime beaucoup la première, un peu moins la seconde. Il y a des disques comme ça, où on n’écoute qu’un côté. La face A rassemble donc les meilleures idées du groupe qui se traduisent en solides hits post-punk.



38 - Couteau Latex ‎– Décadanse (Waving Hands)
  

Délectable retour du sieur Seth Sutton ex-Useless Eaters, il s’acoquine en français avec une créature sortie d’un film de Godart. Le résultat est assez étonnant, maintenu en six titres synth-wave aux confins du Visage, sans être aussi dansant.



39 - Shadow Age ‎– Shadow Age (Play Alone)


L’emprunte goth suinte par les pores rythmés de cet album, premier opus d’un ex-Lost Tribe. Quelques incursions dans le monde indie rock ont freiné mon ardeur malgré un arbre généalogique puissant : The Mission, The Chameleons, The Cure...



40 - Whispering Sons ‎– Image (S.M.I.L.E.)


Premier album des Belges après une série de EPs, je suis toujours séduit par les lignes de guitare riches et inventives, par la voix monocorde. Je trouve l’ensemble un peu stéréotypé, j’aurais aimé une prise de risque supérieure au niveau rythmique afin que les morceaux se détachent davantage les uns des autres.



41 - Rivière De Corps ‎– Sang Et Corne (Vague Á L'âme, Grande Rousse)



Nommé d’après une bataille, un massacre, qui remonte à Attila, l’album des Troyens proposent des envolées mystiques aux confins de la darkwave et des power electronics, de longues processions à apprécier couché sur une peau de bête synthétique.



42 - Hoffen ‎– Cold Tears Of An Angel (Sector Industrial)



Ce disque traîne déjà depuis quelques temps dans les limbes d’internet, mais le voici seulement édité en CD. Projet solo de Dalí Lantzeta, il vient placer le Mexique sur la carte P&C cette année. Je sens énormément de potentiel sur cet album qui fourmille d’idées harmonieuses.



43 - Bras Mort ‎– Give Her This, She Takes That (Les Disques De La Face Cachée)


J’avais beaucoup aimé le split single avec Jessica 93, j’attendais beaucoup de cet album qui réunit Austrasian Goat et Noir Boy George. Le disque envoie, mais à trop avoir faim avant, je n’ai pas été repu, la faute à une production inconvenante : voix perdue dans le mixe, batterie Live, claviers marginaux… me manque un truc.



44 - Lebanon Hanover ‎– Let Them Be Alien (Fabrika)


Les Lebanon Hanover avaient placé la barre très haut avec leur précédent opus Besides The Abyss. Le nouvel album peine à le faire oublier. Certes, ça reste plus que correct, mais on s’ennuie sur certains morceaux. D'autres frisent la perfection.



45 - Hide ‎– Castration Anxiety (Dais)


L’univers sonore de Hide me rappelle celui de Killing Joke sur Pandemonium : indus à guitares, gros son, rythmiques lourdes à souhait. La différence se situe dans la touche féminine. Mélange improbable, mais qui fonctionne. A noter la production impeccable comme souvent sur ce très bon label.



46 - Hospice ‎– Hospice (Scavenger Of Death)


Il y a toujours de bonnes choses qui sortent de la scène d’Atlanta. L’an passé le LP de Uniform m’avait bluffé. Cette année c’est la cassette de Hospice. Elle picote un peu à certains moments, mais contient des super morceaux comme ce Taxes.




47 - Belladonna Grave ‎– Spiritual Death (DIY)


Kevin Czarnik a donné corps à un nouveau projet qui mérite toute ton attention si tu mélanges ta darkwave avec un fond d’EBM. L’album, monolithique, nécessite un peu de temps pour le creuser. Il devrait être édité en vinyle par Oráculo dans les prochaines semaines.



48 - Pigeon ‎– Bug (Tortellini)


Cet EP me plait davantage que l’album sorti plus tôt cette année, la production s’accorde mieux à la zik. Peut-être même que les compos sont plus aguicheuses. Ça fait encore un groupe de Berlin à suivre de près.



49 - Hørd ‎– Parallels (Avant!)




Second album pour ce groupe français qui distille une darkwave sobre et clean. De la cinématique en veux-tu en voilà, le disque s’écoute distraitement comme il peut se danser à fort volume. Valeur sûre.



50 - unhappybirthday ‎– Schaum (Tapete)‎




Chill out zone pour le dernier disque de cette liste qui sera forcément amenée à évoluer, l’album des Allemands de unhappybirthday te berce et te renverse minutieusement. Le son entre vintage et modernité ne souffre aucune faiblesse et s’accompagne très bien d’un bon feu de cheminée.


vendredi 28 décembre 2018

2018 adorables

Les pigeons et corbeaux n'ont pas pu écouter un nombre considérable d'albums cette année. Notre bulletin n'est jamais qu'un instantané complètement subjectif et humble des quelques centaines de disques écoutés cette année, rapporté à la quantité monumentale de disques parus, des dizaines de milliers de joyaux et de merdes.
En agglomérant cette liste, je me suis rendu compte que la scène locale se porte bien. Cinq groupes français, Rhume Carabiné, Delacave, Villes Nouvelles, Rendez-vous et Yves Bernard, y figurent en bonne place. Soutenez-les, adorez-les, bref, allez les voir.
Tu trouveras dans la liste des albums qui n'ont (malheureusement) pas de support physique. Même pas une cassette à cinquante copies. C'est une tendance lourde de la production musicale. Bientôt, seuls les dinosaures stockeront encore des disques chez eux. Ou bien on trouvera à nouveau des vinyles dans les supermarchés...
Innovation cette année, j'ai essayé d'arranger les albums en fonction d'un classement. L'opération Top 25 commence ainsi...


1 - Villes Nouvelles ‎– At The End Of Truth (Detriti)


Le disque favori de 2018 vient d'Aix-en-Provence via un label de Berlin. On en a parlé récemment sur ce même blog. Frissons à chaque écoute.


2 - Decades/Failures ‎– Untitled No​.​4 (DIY)



Le EP sorti par Decades/Failures en 2018 fait suite à une excellent LP qu'on avait déjà beaucoup apprécié. Il ne bénéficie toujours pas d'un support physique, on doit se contenter de téléchargements plus ou moins officiels. Ça n'empêche pas la musique de tuer, comme on l'avait dit ici même quelques mois auparavant.



3 - Rhume Carabiné ‎– Marcale (Poutrage, Distag, Vague Á L'âme, Araki)



Tout nouveau, tout chaud, le très attendu album de Rhume Carabiné, premier à paraître en vinyle, dépasse tout ce que Loïck a pu faire jusqu'à présent. Il est passé aux choses sérieuses. Nous partageons beaucoup de goûts musicaux lui et moi, mais encore faut-il transformer ses idées en actes. L'album pioche dans des influences variées, de Taxi Girl à Noir Boy George, avec suffisamment de variété entre les morceaux et de crudité dans les textes pour avoir envie d'y revenir encore et encore.



4 - Preoccupations ‎– New Material (Jagjaguwar)




Un des rares "gros" disques de la liste, édité par un gros indépendant. L'album a été passé au crible il y a quelques semaines. C'est une petite merveille de précision qui dépasse les genres et devient lui-même une référence, une pointure P&C comme Merchandise, Soft Kill, Drab Majesty, etc. dont tous les disques sont scrutés, creusés.



5 - TRAITRS ‎– Butcher's Coin (Manic Depression)



TRAITRS pourrait gagner aisément le titre de meilleur groupe vintage en 2018. On ferme les yeux, on ne laisse bercer et on ne sait plus si le disque est paru maintenant ou en 1983. Il avait fait l'objet d'une causerie en septembre. A réviser au plus vite si tu écoutes encore Faith de temps en temps.




6 - Words And Actions ‎– Senza Veleno (Detriti)



Ce premier vinyle après une foultitude d'excellentes cassettes, avec un style délaissant peu à peu les sons techno pour ne garder que des éléments bruts de fonderie, était guetté comme le lait sur le feu. J'avais adoré le précédent, Pensieri Di Nessuno, hymne à la ritale darkwave. Senza Veleno se situe dans la même veine, entre chaos subtil et suprême claquade d'un rythme jerk qui te chope les baskets. Envoûtant et inattendu.



7 - Yves Bernard ‎– Demo (Future Folklore, Cool Marriage) 



Incursion synth-punk dans cette liste, la cassette d'Yves Bernard aurait pu tout aussi bien sortir en LP que personne n'aurait trouvé ça étrange. Surtout pas les fans de Metal Urbain et de Plastic Bertrand. Elodie en a très bien parlé ici. Album complètement addictif, on attend la suite !



8 - This Is The Bridge ‎– Broken Sculptures (Tonn)


Sorti au tout début de l'année, c'est sans doute le premier disque de 2018 que j'étais sûr de retrouver dans cette liste. Ça envoie la darkwave brillamment ça madame. Comme les Anglais savent faire depuis Gary Numan. Redoutablement efficace. 



9 - Dancing Plague ‎– Pure Desperation (Black Verb)


Suite de l'énorme démo Habitual, le premier album de Conor Knowles est paru dans une version supra limitée que seuls quelques affranchis ont pu atteindre. Bien dommage car cet album a le potentiel pour faire danser dans les soirées de l'ambassadeur. Voire même dans ton salon. Qui sera le bienfaiteur de l'humanité qui mettra ces morceaux en galette ?



10 - Delacave ‎– Window Has No Glass (24h/jamais, POUeT! Schallplatten, Teenage Menopause)


Habitués des listes P&C, les Delacave ont encore sévi en 2018 et se trouvent justement récompensés de leurs efforts. Enfin, on n'a pas l'impression qu'ils forcent. Leur zik coule, elle va de soi. L'album flirte avec les genres comme une musique de traverse. Il faut s’asseoir et écouter. Se laisser submerger. Oublier le neofolk, le kraut, les olives, le noyau, le pêcher. Entendre la complainte et y adhérer.




11 - Constant Mongrel ‎– Living In Excellence (Anti Fade, La Vida Es Un Mus)



Une autre vieille connaissance des P&C, dont on avait parlé dans notre page australienne en 2017. Retour en grâce avec un magnifique album sur le label du magnifique Paco Mus, il aurait dû faire l'objet d'une bafouille si le temps était moins contraint et mon courage plus grand. Si comme moi tu trouves que les disques de Total Control ne sont pas assez nombreux, Constant Mongrel t'offre une option intéressante, moins électronique peut-être ? finalement une valeur sûre de cette année, qui s'écoutera encore et encore.




12 - Death In June ‎– ESSENCE! (New English)


Le maistre Douglas n'avait pas produit d'album studio depuis une petite dizaine d'années, le temps sans doute de trouver l'inspiration pour renvoyer une fournée. Le disque devrait ravir les fans. Il y aura bien des grincheux pour se plaindre, il y en a toujours, mais dans l'ensemble j'ai été emballé par cette galette à peine parue. Elle me rappelle assez The Rule Of Thirds dans son équilibre. Plutôt calme, voix en avant, l'album cache ses armes et ses lames. A la deuxième écoute, tu sais déjà que ça ne sera pas la dernière. 



13 - Psychic Guilt ‎– EP1 (DIY)



Autre projet de Conor Knowles, j'ai adoré son premier EP, lequel avait d'ailleurs fait une apparition sur ce blog. J'ai croisé les doigts toute l'année en espérant une sortie en 12" qui aurait fière allure. Je suis bon pour attendre encore un peu on dirait. Psychic Guilt a sorti (enfin...) un autre EP à l'automne, qui attend aussi une édition physique pour qu'on puisse écouter autre chose que du son compressé.



14 - Soft Kill ‎– Savior (Profound Lore)


Pas très original de retrouver un disque de Soft Kill dans une liste P&C, même si celui-ci n'est pas dans mes "tous favoris" de l'année. Les moments glorieux sont à mon goût un peu moins nombreux que sur les disques précédents. L'album fond tranquillement à l'écoute, il aura sa place dans la discothèque, mais je suis persuadé que je jouerai d'autres disques de Soft Kill avant celui-ci. Ça reste tout confort.


15 - The Column ‎– Oracle (Funeral Party)


Très bel OVNI proposé par Funeral Party, inégal certes, il contient des morceaux dantesques dont on avait parlé cet été. A sa juste place dans cette liste, j'espère entendre un autre album de The Column l'an prochain. Grand espoir du post-punk.



16 - Valuemart ‎– Homegrown Vandal (Different Humans)



Autre grand espoir du post-punk, auteur d'un album autoproduit délivré uniquement en CD, Valuemart varie les plaisirs dans une vaste plaine allant de la darkwave au death rock. Pas du tout éloigné du registre de Rhume Carabiné. Sorti dans un certain anonymat, j'ai eu la chance de pouvoir croiser sa route et d'attraper aussitôt un disque. Seras-tu assez rapide ?



17 - Arse ‎– Primitive Species (Grupo, Erste Theke Tonträger)


Le mauvais garçon de la liste, le morveux qui fait rien comme il faudrait. Si Hank Wood était australien, il ferait partie de ces espèces primitives. Le disque est paru originellement en 2017, mais la sortie vinyle a attendu cette année... S'il te faut du sang frais, bois-le maintenant.



18 - Product KF ‎– Product KF (DIY)


Une production made in Chicago dont je ne sais foutre rien, à part que ça me plait. La lignée post-punk est pure, c'est sûrement des elfes ou un truc du genre. Le son de la démo respire l'authentique, le passionné resté perché en 1981. En quatre titres la messe est dite. En avant l'album maintenant.



19 - Aus – Aus (Static Age)



Excellente surprise que ce groupe allemand ! Cet album est d'abord paru sous la forme d'une cassette démo immédiatement éditée en vinyle par le label punk Static Age à Berlin. Heureuse initiative qui me permet de me souvenir de toute une pelletée de groupes à chanteuse comme Kebab (les belges) ou Kleenex (les suisses). Le disque est globalement réussi et "égal". Le genre à venir régulièrement se frotter au diamant.


20 - Selofan ‎– Vitrioli (Fabrika)


‎Première apparition dans P&C pour les grecs de Selofan, animateurs de la darkwave des balkans. Vitrioli, leur 6ème album, me parait leur disque le plus abouti, quoique inégal. Les tubes qu'il contient te feront danser jusqu'au bout de la nuit. En particulier ce Give Me A Reason digne des plus grands hits New Wave.


21 - Rendez Vous ‎– Superior State (Artefact)


Les avis sont partagés chez P&C sur les deux albums de Rendez-vous. Personnellement je préfère celui-ci. Je trouve qu'ils ont mûri dans la composition sans tomber dans le piège Iceage de la zik trop hermétique. Et je suis donc favorablement curieux de les voir défoncer le plancher d'un bar près de chez moi avec leur post-punk fringant. 




 22 - Wind Atlas ‎– An Edible Body (B.F.E, Hidden Track)


Ce nouveau disque de Wind Atlas propose un son plus électronique que le précédent, ce qui m'a un peu décontenancé. Je m'attendais à mon neofolk favori, ils me livrent une mixture moderne certes, mais moins facile à digérer. Les tubes du disque, Shedding Light en tête, suffisent à lui procurer une place dans cette liste. 



23 - Suir ‎– Soma (Manic Depression, Black Verb, DIY)



Le duo Suir fait plutôt dans la dentelle. Noire bien sûr.  J'ai vraiment bien accroché sur le face B du LP, qui me parait plus dense. Je trouve l'album très cinématique, il accompagnera idéalement tes virées nocturnes en voiture, à condition que tu ne sois pas trop pétochard. La peur du noir.



24 - Living Temples ‎– Against The Day (Manic Depression )


La note suédoise sur cette  liste. Il y en a souvent une... Le disque de Living Temples a un parfum death rock que Chris Connely ne renierait sans doute pas. Si tu as un tatouage des Sisters ou l'intégrale de King Dude, tu pourras te délecter des ambiances goth de Against The Day.



25 - Lycia ‎– In Flickers (Projekt)


Une quinzaine d'albums au compteur de Lycia, gardiens du temple 4AD contre vents et marées. Reformés en 2010 après un long hiatus, ils en sont à leur 4ème disque de cette nouvelle ère. C'est un album paisible plein d'une darkwave qui tire vers le neofolk et le romantisme. Il se pose, enchaîne ses titres, ses harmonies et tu te retrouves comme recouvert de neige.



26 - Travesty Child ‎– Lineage Of Hurt (DIY)



Un dernier pour la route. Pas de support physique pour cet EP, qui possède un joyau, Homage, en son cœur. Un morceau à la ligne de gratte absolument beautiful. J'attends de grandes choses de ce groupe à l'avenir. Un album avec plusieurs morceaux de cet acabit se retrouvera forcément dans mon prochain classement, qui arrivera sans doute encore plus vite que celui-ci. (Ph)